Présentation - Explication

"C'est quoi ce blog ?"

C'est tout simplement ... mon nouveau blog :D
Naaan ? Ca t'aide pas ? Vraiment ?

Pourtant je les collectionne pas les blogs. Je suis épatée que je suis arrivée au total de +1
...

M'enfin.
C'est pas l'sujet de l'article.

Que je t'explique.
Le titre est quand même assez explicite, non ?

C'est simple.

Je veux te montrer mes lectures. Je veux commenter mes lectures. Je veux prolonger mes lectures. Je veux faire partager mes lectures. Je veux discuter de mes lectures.
[?]

C'est plus simple, là, non ?

"Que les trompettes du jugement s'abattent..." J'vais pas m'la jouer Rousseau, surtout que je l'ai pas eu au bac, mais je ne mettrai pas toutes mes lectures.
Ben oui.
J'en oublierai, sûrement. Mes relectures, on s'en fout. Et les livres que j'ai honte de lire (oui ça existe) je ne les mettrai pas ! (ahah)

Voilà.

Je sais pas ce que ça va donner ...
Peut-être dans le plouf ou dans le paf ...
On verra bien !

ℓ'éтé ... ρσυя мσι ... çα ¢σммєи¢є ℓє 1єя נυιℓℓєт !!!!

# Posté le mardi 26 juin 2007 13:04

¨σммαιяє ∂є¨ ℓινяє¨ ∂є ¢є вℓσğ

VICTIMISEE par ELLE

נ'ιитяσ∂υι¨ αυ¨¨ι υиє ιмαğє ∂є ℓινяє/ℓє¢тυяє/.. вяєƒ, єи яαρρσят ανє¢ ℓє ƒαιт ∂є ℓιяє^^.
jє ℓα ¢нαиğєяαι à мσи ğяé (єт иα !), єи є¨ρéяαит qυ'à ¢нαqυє ƒσι¨ єℓℓє νσυ¨ ρℓαιяα.
¨ι єℓℓє νιєит ∂є νσтяє вℓσğ... נє яємєя¢ιє ℓє ¢ιєℓ ∂'êтяє ρᨨé ραя ¢є ¢нємιи (ℓσℓ). ℓα ρℓυραят νιєииєит ∂υ мєяνєιℓℓєυχ ¨ιтє qυ'є¨т
ğєтту ιмαğє¨.

Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard

|=|

α
ANGLADE, Jean. Gens d'auvergne
ANOUILH, Jean. Le voyageur sans bagages - Le bal des voleurs

в
BAUCHAU, Henry. Antigone
BLONDIN, Antoine. Un singe en hiver
BOULLE, Pierre. Le pont de la rivière Kwaï
BRONTË, Charlotte. Jane Eyre
BROOKE, Lauren. Heartland - Le champion brisé

¢
CARD, Orson Scott. Enchantement
CREECH, Sharon. Les voix de l'océan


DEL CASTILLO, Michel. La guitare

є
EVANOVICH, Janet. Flambant neuf

ƒ
FANTE, John. La colère de Dieu
FERNEY, Alice. Grâce et dénuement
FERNEY, Alice. L'élégance des veuves
FLEUTIAUX, Pierrette. Les amants imparfaits

ğ
GANDHI, Mohandas Karamchand. Expériences de vérité ou Autobiographie

н
HUSTON, Nancy. L'empreinte de l'ange

נ
JONSBERG, Barry. L'embrouille entre Kiffo et le pitbull

к
KEMELMAN, Harry. Mardi le rabbin a vu rouge
KEMELMAN, Harry. Mercredi le rabbin a plongé


LA MURE, Pierre. Moulin Rouge

м
AGENCE N°1 DES DAMES DETECTIVES
MCCALL SMITH, Alexander. Les larmes de la girafe
MCCALL SMITH, Alexander. Vague à l'âme au Botswana
MCCALL SMITH, Alexander. Les mots perdus du Kalahari
MCCALL SMITH, Alexander. La vie comme elle va
MCCALL SMITH, Alexander. En charmante compagnie
MCCALL SMITH, Alexander. 1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis
MCCULLOUGH, Colleen. Les oiseaux se cachent pour mourir
MERLE, Robert. Un animal doué de raison
LES SEPT CLEFS DU POUVOIR
MIX, Garth. 1. Lundi mystérieux

ρ
PLATON. Apologie de Socrate. Criton. Phédon.
POURRAT, Henri. La chemise de la fée et autres contes
LES ANNALES DU DISQUE-MONDE
PRATCHETT, Terry. La huitième couleur
PRATCHETT, Terry. Le huitième sortilège

q
QUINT, Michel. Effroyables jardins
QUINT, Michel. Aimer à peine

я
RAY, Nicholas. La fureur de vivre
RUFIN, Jean-Christophe. Rouge Brésil
RUSHDIE, Salman. Shalimar le clown

¨
SA, Shan. Impératrice
SCHMIDT, Joël. Le jour de ma mère
SCHMITT, Eric-Emmanuel. Golden Joe
SCHMITT, Eric-Emmanuel. Petits crimes conjugaux
LES ENQUÊTES DE L'INSPECTEUR BECK
SJÖWALL/WAHLÖÖ, Maj/Per. Vingt-deux, v'là des frites !
SKOT PERSCHKE, Mette. L'ombre des vampires
SPINELLI, Jerry. Stargirl

т
TAGORE, Rabindranath. La maison et le monde
TRIOLET, Elsa. Mille regrets

ν
LES ENQUÊTES DU JUGE TI
VAN GULIK, Robert. Le mystère de la cloche
VAN GULIK, Robert. Le mystère de la chambre rouge
VAN GULIK, Robert. Meurtre à Canton
VANIER, Nicolas. L'or sous la neige

z
LES ROUGON-MACQUART
ZOLA, Emile. Le ventre de Paris
ZOLA, Emile. L'oeuvre

|=|

Quand je pense à tous les livres qu'il me reste à lire, j'ai la certitude d'être encore heureux.
Jules Renard
¨σммαιяє ∂є¨ ℓινяє¨ ∂є ¢є вℓσğ

# Posté le dimanche 01 juillet 2007 11:07

Modifié le vendredi 31 août 2007 13:32

•1•

•1•
La guitare, Michel Del Castillo ■


♥♥♥♥


«Je suis laid. D'une laideur qui fait peur. C'est par cet aveu qui m'est pénible que je veux commencer mon récit.»


«Les dimanche, nous nous réunissons dans une ferme quelconque et nous dansons. Non, nous ne dansons pas. Ils dansent. Moi, j'ai toujours vécu à l'écart.»


«Quelle importance pourrait donc avoir l'autobiographie d'un pauvre nain d'Espagne?...»


«Imagine-t-on un nain bossu, mesurant un mètre trente, qui joue de la guitare? Ce n'est guère possible. Mes petites mains difformes!... Et cependant...»


♥♥♥♥


Et cependant ... Un récit d'une beauté et d'une horreur semblable dont on ne ressort pas complétement indemne. Autour de nous, tout semble changé. Le monde est différent. Et lui, pauvre petit nain d'Espagne.... Il a fait un choix dans sa vie. Bon ou Mauvais... Le choix est là.

. A . L I R E .



# Posté le dimanche 01 juillet 2007 11:26

•2•

•2•
Les Rougon-Macquart
L'oeuvre, Emile Zola ■


♥♥♥♥


«Eh bien! quoi donc? ça ne te va pas? demanda Sandoz qui le guettait.
- Si, si, oh! très bien peint... Seulement...
- Allons, accouche. Qu'est-ce qui te chiffonne?
- Seulement c'est ce monsieur, tout habillé, là, au milieu de ces femmes nues... On n'a jamais vu ça.»


«et il se butait là, il s'était obstiné à vouloir terminer tout, avant de repeindre la figure centrale, la Femme nue, qui demeurait la peur et le désirs de ses heures de travail, la chair de vertige qui l'achèverait, le jour où il s'efforcerait encore de la faire vivante.»


«Tu me repousses, acheva-t-elle violemment, tu te recules de moi, la nuit, comme si je te répugnais, tu vas ailleurs, et pour aimer quoi? un rien, une apparence, un peu de poussière, de la couleur sur de la toile!...»


«Allons travailler.»


♥♥♥♥


L'oeuvre. Ce titre résume tout, de la première lettre du roman jusqu'à la dernière. L'oeuvre.
Zola réussit une nouvelle fois une oeuvre d'une horreur poignante et d'un réalisme à vous couper le souffle. A quoi est tenu une oeuvre d'art ? A si peu de choses... A des goûts, qui évoluent.
Zola, maître de la fatalité réaliste, je ne peux que m'incliner devant ton génie.

. A . L I R E .


# Posté le lundi 02 juillet 2007 09:47

Modifié le dimanche 26 août 2007 10:45

•3•

•3•
Shalimar le clown, Salman Rushdie ■


♥♥♥♥


«Gardant un silence sensuel pendant le monologue du pandit, ils avaient décidés que le moment était venu de consommer leur flamme, et au cours d'un échange de signaux muets, ils avaient brusquement fixé l'heure et l'endroit. L'heure était venue de se préparer.»


«Ne me quitte pas, dit-il en roulant sur le dos, tout haletant de joie. Ne me quitte pas ou je ne te le pardonnerai jamais, et je me vengerai, je te tuerai et si jamais tu as des enfants d'un autre homme, je tuerai également les enfants.»


«Son mépris sentait la pluie de printemps. Sa voix pleuvait sur lui comme de l'argent. Non, bibi , pas comme ça, dit-il. Mais elle savait déjà la vérité, voyait son désir penaud et bourgeonnant. Va te faire foutre, dit-elle,»


«Vous êtes l'imprimeur. Avant même la chute de la ligne Maginot, les premières manifestations de ce qui allait devenir la résistance se faisaient sentir.»


«il se promit que si jamais une femme lui adressait de nouveau ce genre de signaux, si une femme essayait de lui dire Je t'en prie, partons d'ici, je t'en prie fuyons et soyons à jamais ensemble et tant pis pour la damnation de nos âmes, je t'en prie, il ne manquerait pas de déchiffrer le code secret.»


«Je dois me montrer plus modeste dans mes demandes. Alors voilà, ça se résume à ça pour l'instant : une morte peut-elle dormir au chaud ou doit-elle trouver une pelle et creuser sa propre tombe ?»


«Partout, la violence collective était un crime d'ordre privé. Quand elle éclatait, on n'était pas assassiné par des inconnus. C'était vos voisins, les gens avec lesquel vous aviez partagé les hauts et les bas de l'existence, les gens dont les enfants avaient joué avec vos enfants propres pas plus tard qu'hier. C'étaient ces gens dont les yeux brillaient soudain de la haine qui frapperaient à votre porte au milieu de la nuit avec des torches enflammées dans leurs mains.»


«Il fit un geste et deux soldats s'emparèrent des mains du sarpanch et les plaquèrent contre le sol. "Des mains, ça? dit l'officier. Avant d'aller plus loin redressons ces deux-là."
Quel était ce cri ? Etait-ce un homme, une femme, un ange ou un dieu qui pleurait ainsi, qui criait de la sorte ? Une voix humaine était-elle capable de sons aussi désolés ?»


♥♥♥♥


Un livre dur, fort, difficile à commencer : il faut s'accrocher. Au deuxième chapitre, tout s'accélére. Tu es dans le récit, comme envoûtée. Tu veux savoir la suite, tu voyages dans ce monde étranger, du Cachemire à la Californie en passant par la France. Mais omniprésente, l'Inde demeure, reste, s'accroche, hante. Il y a des choses que tu ne comprends pas très bien. Des choses politiques, inconnues, compliquées tu passes outre. Toi, tu es dans l'histoire, dans cette vengeance sanguinaire. La fin, te laisse affamée. Et pendant deux minutes encore, le livre dans tes mains, tu restes.. baba.

. A . L I R E .


# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:16

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 07:52