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Agence n°1 des Dames Détectives
En charmante compagnie, Alexander McCall Smith ■


♥♥♥♥


«- Il a mis du gazole dans ma théière toute neuve, gémit Mma Makutsi. Comment a-t-il pu faire une chose pareille ?
Il y avait une note défensive dans la voix de Charlie quand il prit la parole.
- J'étais en train de vidanger un réservoir, expliqua-t-il, et je n'avais rien pour récupérer le gazole. J'ai trouvé ce truc dans le bureau et il était vide. Je me suis dit que ce serait pratique. Mais ne vous en faites pas, je vais vous la laver.
- Mais tu ne vois pas que c'est une théière ? Rétorqua Mma Ramotswe. Même ça, tu n'es pas capable de le voir ?
- Ce n'est pas celle de d'habitude, se justifia Charlie sur un ton de défi. La théière de d'habitude ne ressemble pas à celle-ci.
- C'est parce que c'est ma nouvelle théière, intervint Mma Makutsi, espèce d'idiot ! Imbécile ! Tu es aussi stupide qu'une vache !
- Ne me traitez pas d'idiot, Mma ! Ce n'est pas parce que vous avez eu 90 sur 100 que vous avez le droit de me traiter d'idiot !»


♥♥♥♥


"Mma Ramotswe, avec sa philosophie faite d'humour et d'humanité, a conquis sa place au panthéon des grands détectives."
Gérard Meudal, Le Monde

. A . L I R E .



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# Posté le lundi 20 août 2007 10:50

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La colère de Dieu, John Fante ■


♥♥♥♥


«Elle était seule au milieu d'une bande de jeunes Italiens sortis précipitamment des salles de billard du Star Hall, la queue de billard à la main, le chapeau repoussé sur la nuque. Ils connaissaient ma mère; en fait ces jeunes types savaient tout sur elle. Tous les habitants du Quartier Nord connaissaient Maria Scarpi qui voulait devenir nonne au lieu de se marier. Et elle leur tournait le dos, car elle les détestait; c'était des petits malfrats, de la graine de truand qui plus tard souillerait certainement la réputation des Italiens à Denver.
Ils feignaient de s'intéresser au défilé. Mais ils s'en foutaient, du défilé. C'était du bluff. La seule chose qui les intéressait était ma mère.»


«Un après-midi ma mère lui a demandé de transporter un seau de charbon. Il a pris un seau vide derrière le poêle de la cuisine, et en sortant il lui a conseillé d'y aller doucement avec le charbon. "Ca coûte de l'argent", il a dit. "Brûle des journaux."
Peu après, il est revenu avec un seau plein, puis il est ressorti. Il est bientôt revenu avec un deuxième seau plein. Ma mère l'a regardé bizarrement. Il n'a rien dit en ressortant de nouveau.»


«A la fin de la semaine, le Gamin avait raconté tellement de mensonges que seul Dieu qui sait tout, avait pu en tenir le compte exact. Le Gamin avait appris que le chemin tortueux qui mène à la gloire et aux choses de la chair passe par le vol et le mensonge.
Il ressemblait à une boule de neige qui dévale la montagne et prend de la vitesse à chaque instant. Il était désormais impossible de l'arrêter. Il était sur la Route de l'Enfer.»


♥♥♥♥


Un roman au ton sympa qui se lit vite. J'ai préféré la première partie beaucoup plus attractive que la seconde. Je trouve la fin abrupte, sur le coup on ne comprend pas que le narrateur a grandi, dommage, ça a tout gâché.


# Posté le lundi 20 août 2007 10:55

Modifié le lundi 20 août 2007 11:25

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Les enquêtes de l'inspecteur Beck
Vingt-deux, v'là des frites !, Maj Sjöwall et Per Wahlöö ■


♥♥♥♥


«Les bruits de la rue entraient par les fenêtres ouvertes : le ronronnement des voitures qui passaient, le ferraillement des trains qui manoeuvraient de l'autre côté du canal [...], le soudain hululement enroué d'un bateau en provenance de Copenhague, une fille qui gloussait quelque part sur la berge.
Telle était la scène, ce mercredi de juillet doux et chaud vers approximativement 20h30. Le mot "approximativement" est d'une importance capitale car, par la suite, personne ne fut capable de dire l'heure exacte à laquelle l'événement s'était produit. Toutefois, relater celui-ci ne présente aucune difficulté.»


«- Vous mentez ! hurla-t-il à pleins poumons. Chaque mot que vous prononcez est un mensonge et vous le savez parfaitement ! Vous vous êtes arrêtés près d'un marchand de frites. L'un de vous deux était debout devant la voiture en train de manger un cornet de frites. Un homme est arrivé à bicyclette ainsi que vous le prétendez et quelqu'un vous a crié quelque chose. Mais pas le cycliste ! Son fils qui était sur le porte-bagages du vélo. Et il n'a pas crié "vingt-deux v'là des flics !" mais "vingt-deux v'là des frites !". Voilà ce qu'il a dit, ce gosse.
Larsson se tut.
Kristiansson et Kvant étaient rouges comme des homards.»


«A 21h30, Gunvald Larsson et Kollberg étaient encore en train de le bombarder de questions stupides :
- Qui a tiré sur Viktor Palmgren ?
- Pourquoi avez-vous essayé de fuir ?
- Vous avez engagé un tueur professionnel, n'est-ce pas ?
- Inutile de nier !
- Vous ferez mieux d'avouer.
- Alors, qui était le tireur ?
- Pourquoi ne répondez-vous pas ?
- Les carottes sont cuites. Aussi, vous feriez mieux de vous mettre à table.»


«Martin Beck alluma la lampe de chevet. Il jeta un coup d'oeil à la télévision. Mais il n'avait pas envie de l'ouvrir. D'ailleurs, à cette heure-là, les programmes étaient probablement terminés. Il se déchaussa et retira sa chemise puis alla rouvrir la fenêtre. Un souffle d'air presque imperceptible entra dans la chambre.»


♥♥♥♥


Bouh. Avec ce titre je m'attendais à quelque chose d'assez drôle. Malheureusement je me suis retrouvée avec une enquête lente, des flics désintéressés, désabusés et complétement dégoûtés de leur métier et un bouquin looong à se finir.


# Posté le lundi 20 août 2007 11:30

Modifié le lundi 20 août 2007 14:34

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Les sept clefs du pouvoir
1. Lundi mystérieux, Garth Mix ■


♥♥♥♥


«Pas de problème, le rassura Lilas. Ce qu'Ed veut dire, c'est qu'on a loupé Zeus parce qu'on avait quelque chose de plus important à faire après avoir... euh... après avoir vu ces deux types bizarres, et l'espèce de fauteuil roulant.
"Fauteuil roulant... Types bizarres...", songea Arthur décontenancé.
Il avait fini par se persuader d'avoir tout imaginé à la suite de son évanouissement. Pourtant il n'avait pas osé vérifier le contenu de sa poche de polo, lequel était suspendu dans le placard de la chambre.
- Ouais... Super bizarre, déclara Lilas. Je les ais vus surgir dans un rayon lumineux et repartir de même au moment où on revenait vers toi. Personne n'a bronché... J'imagine que je suis la seule à avoir vu la scène... Je pense que ça vient du fait que j'ai hérité du don de ma grand-mère. C'était une sorcière irlandaise.»


«Le Palais est issu du Rien et ses fondations reposent sur le Rien, et comme le Rien est éternel contrairement au Palais, lentement les fondations s'enfoncent dans le Rien dont il est issu. Et c'est ainsi que le Rien agit sur le Palais.
Des profondeurs de ses caves, de ses bourbiers et de ses oubliettes, il est possible par la force de l'esprit, à condition que celui-ci soit suffisant puissant, de prélever un peu de Rien et de le façonner. Certains qui devraient s'abstenir s'essaient trop souvent à cet acte hautement répréhensif, interdit par l'usage sinon par la loi, bien que ce ne soit pas de la haute trahison que de traiter avec les Moins-que-Rien, ces créatures douées d'une certaine autonomie et qui parfois émergent des abysses du Rien, avec peu de considérations ni pour le temps, ni pour la raison.
»


«- T'as la Clef de maître Lundi ? interrogea Suzy. Du moins la moitié, à ce qu'on m'a dit. Alors sers-t'en...
- Je veux bien moi, mais comment ?
- J'en sais rien ! C'est une clé, après tout !
Arthur sortit la Clef dont la pointe luisait, toute verte de l'obscurité du cagibi. Soit, il s'en était servi pour arrêter les Rapporteurs dans la bibliothèque, puis pour détacher ses sangles dans l'ambulance... mais il ignorait pratiquement tout de ses pouvoirs réels.
- Comment je fais ?
- Chut ! Tais-toi, chuchota Suzy. Puis utilisant de nouveau cette étrange voix rauque de batracien, elle poursuivit :
- Touche la poignée et donne-lui l'ordre de se fermer.
Arthur effleura la porte en chuchotant :
- Ferme-toi.
Et le pêne se mit en place dans la serrure.»


♥♥♥♥


Encore une saga fantasy avec forces bonnes ou mauvaises, pouvoirs magiques à profusion et jeune garçon super-fort qui n'a pas encore conscience d'être super-fort (qui tombe des nues puis qui prend les rênes, quoi). Peut-être trop "jeunesse" pour moi. Ca ne m'a pas plu, je me suis ennuyé. C'est trop facile (ou trop compliqué, à voir), c'est trop gros à avaler, et il y a tellement de données à saisir sur le Nouveau Monde que j'ai rapidement laissé tomber. Je préfére encore Harry Potter :p.


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# Posté le lundi 20 août 2007 14:39

Modifié le mardi 21 août 2007 08:59

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Les enquêtes du juge Ti
Meurtre à Canton, Robert Van Gulik ■


♥♥♥♥


«Le juge avait passé une mauvaise nuit. Longtemps il s'était retourné sur sa couche avant de s'endormir et, à présent qu'il ouvrait les yeux après quelques heures d'un sommeil agité, une atroce migraine lui taraudait le crâne.»


«Il s'approcha du râtelier d'armes afin d'admirer de nouveau les lames exposées. Perdu dans sa contemplation, il n'entendit pas les deux hommes en turban grimper sur le toit voisin et, de là, enjamber sans bruit les pots d'orchidées placés sur le rebord de la fenêtre. Pendant que le plus maigre tirait un coutelas de sa ceinture, le second - petit mais trapu - assura une grosse massue dans sa main et, passant derrière Tsiao Taï, l'abattit violemment sur la tête de ce dernier. Le lieutenant du juge Ti resta immobile un court instant puis s'effondra sur le plancher.
- Les bonnes lames ne manquent pas ici Aziz, dit l'Arabe maigre à son compagnon en montrant le râtelier d'armes. Le travail dont nous a chargés Mansour sera facile.»


«Tsiao Taï pensa immédiatement aux nombreux étudiants pauvres qui se suicidaient chaque année pendant les Examens Littéraires.
Les futurs candidats passent leurs jours et leurs nuits à étudier les classiques, obligés souvent de mettre en gage leurs effets ou d'emprunter de l'argent à des taux usuraires afin de poursuivre leurs études. La réussite à l'examen leur procure sur-le-champ un poste officiel, et leurs ennuis sont alors terminés. Un insuccès, en revanche, les contraint à une nouvelle année de travail, à moins que la misère ne les oblige à rentrer chez eux en perdant la face. Aussi, le jour fatidique, si l'étudiant trouve trop ardu le sujet à traiter, il arrive fréquemment que le désespoir lui fasse mettre fin à ses jours dans la cellule même où on l'a enfermé pour l'examen.
Tsiao Taï ralentit inconsciemment sa marche.»


♥♥♥♥


Encore une série policière ! Cette fois, c'est le juge Ti notre Sherlock Holmes (en bien plus sympa). Un goût d'exotisme dans ces enquêtes, car elles se passent dans la Chine médiévale cette fois-ci. J'adhère parfaitement !

. A . L I R E .
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# Posté le mardi 21 août 2007 09:01

Modifié le mardi 21 août 2007 09:15