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Les enquêtes du juge Ti
Le mystère de la chambre rouge, Robert Van Gulik ■


♥♥♥♥


«Lo s'approcha de son interlocuteur. Posant sa main grassouillette sur le bras du juge Ti, il dit d'un ton confidentiel :
"Impossible, Frère-né-avant-moi. Une affaire des plus urgentes exige mon retour immédiat à Tchinhoua. Mais j'ai besoin de votre aide, Ti. Je suis ici depuis deux jours pour enquêter au sujet d'un suicide. Tout est clair comme de l'eau de roche, mais il se trouve que la victime est un garçon sorti premier aux examens du Palais et venant d'être nommé membre de l'Académie impériale. En retournant chez lui, il s'est attardé ici et s'est amouraché d'une femme. La vieille histoire, quoi ! ll s'appelle Li. C'est le fils du docteur Li, le fameux censeur impérial. Rapports et paperasse officielle... Vous savezquelle quantité de papier il faut noircir dans ces cas-là. Je n'arrive pas à en finir. Alors, accordez-moi une faveur, Ti : demeurez un jour de plus et achevez de règler cette affaire à ma place. C'est uniquement de la besogne courante, mais je suis vraiment obligé de filer tout de suite"»


«Fée d'Argent tourna son visage baigné de larmes vers lui.
"C'est une histoire si lamentable, murmura-t-elle d'un ton découragé. Vous n'ignoriez pas que les filles de troisième et de quatrième rang sont obligées de suivre n'importe quel client disposé à verser le prix de leurs faveurs, tandis que les courtisanes de premier et second rang ont le droit de choisir leur amants. J'appartiens au second rang, on ne peut me contraindre à accorder mes faveurs à une personne qui ne me plaît pas. Mais, bien entendu, il y a des cas particuliers"»


♥♥♥♥


Le juge Ti est l'un des plus grands détectives de l'ancienne Chine. C'est un personnage historique, un homme d'Etat bien connu de la dynastie T'ang. Son nom complet est Ti Jen tsié, et il a vécu de l'an 630 à l'an 700 de notre ère.
R.H. Van Gulik

. A . L I R E .



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# Posté le mardi 21 août 2007 09:31

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Les enquêtes du juge Ti
Le mystère de la cloche, Robert Van Gulik ■


♥♥♥♥


«Au fugitif éclair de compréhension apparu dans le seul oeil que Houang San fût encore capable d'ouvrir, le juge comprit qu'il tenait bien le coupable.
"Confesse ton crime ! tonna-t-il. Ou bien faudra-t-il te soumettre à la question pour te faire parler ?"
Le prisonnier grommela quelques paroles inintelligibles puis finit par dire :
"Vous pouvez m'accuser de tous les crimes que vous voudrez, chien de fonctionnaire, mais vous attendrez longtemps avant que j'avoue un meurtre dont je suis innocent !
- Qu'on administre cinquante coups du gros fouet à cet insolent !" ordonna le juge Ti.
Les sbires dépouillèrent Houang San de sa robe, dénudant son torse musclé. La lourde lanière tournoya dans l'air en sifflant et vint s'abattre sur son dos qui, bientôt, ne fut plus qu'une masse de chair sanguinolente. Le condamné ne poussa pas un cri. Seuls de sourds gémissements trahissaient sa souffrance. Au cinquantième coup, il s'effondra évanoui sur le sol.
Le chef des sbires le fit revenir à lui en brûlant du vinaigre sous ses narines et lui offrit ensuite une tasse de thé bien fort que Houang San repoussa avec dédain.
"Ceci n'est qu'un commencement, fit remarquer le juge. Si tu ne te décides pas à avouer, nous emploierons la vraie torture. Ton corps est résistant et nous avons toute la journée devant nous.
- Si j'avoue, dit le malheureux d'une voix rauque, on me tranchera la tête jusqu'à ce que mort s'ensuive. Je préfére encore cela, car la douleur que j'éprouverai sera compensée par le plaisir de vous causer des ennuis sans fin, chiens de fonctionnaires !"»


♥♥♥♥


J'ai pensé que le récit assez détaillé d'une querelle entre deux familles, donné dans le chapitre XIII du présent volume, intéresserait peut-être le lecteur occidental. Les Chinois sont fort patients de nature et la plupart des litiges se règlent à l'amiable sans que les parties adverses aient recours aux tribunaux. De temps à autre, cependant, une violente querelle divise deux maisons ou deux groupes sociaux, et la lutte se poursuit de façon implacable jusqu'à la défaite complète de l'un des deux adversaires.
R.H. Van Gulik

. A . L I R E .





# Posté le mardi 21 août 2007 09:37

Modifié le mardi 21 août 2007 14:38

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Agence n°1 des Dames Détectives
1 cobra, 2 souliers et beaucoup d'ennuis, Alexander McCall Smith ■


♥♥♥♥


«Mais ce n'étaient pas les articles en promotion qui retenaient l'attention de Mma Makutsi; c'était les chaussures vendues au prix fort, disposées sur une étagère particulière et étiquetées Modèles chics, portés à Londres et à New-York.
- Vous avez vu cette paire là ? interrogea Mma Makutsi en montrant la vitrine. Vous l'avez vue ? La bleue ?
Le regard de Mma Ramotswe suivit la direction que désignait l'index impérieux. Un peu à l'écart des modèles de luxe, mais toujours dans la catégorie chic, se trouvait une paire de souliers élégants, dotés de hauts talons délicats et qui se terminaient en pointe, comme l'avant d'un avion supersonique. Il était difficile de distinguer la doublure de l'endroit où les deux femmes se tenaient mais en se haussant sur la pointe des pieds et en tendant le cou, Mma Makutsi fut en mesure d'en indiquer la couleur.
- Intérieur rouge, souffla-t-elle avec émotion, intérieur rouge, Mma Ramotswe !»


♥♥♥♥


J'ai cru que je ne pourrais pas le lire de sitôt mais par un heureux hasard il est parvenu à ma portée (merciiiii). Une seule chose à dire ? Toujours aussi bien =).

. A . L I R E .


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# Posté le mardi 21 août 2007 09:45

Modifié le mercredi 29 août 2007 10:20

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Expériences de vérité ou Autobiographie, M.K. Gandhi ■


♥♥♥♥


«Je tremblais en tendant à mon père cette confession. Il souffrait alors d'une fistule et gardait le lit, qui était une planche en bois nue. Je lui tendis mon mot et m'assis, à l'autre bout de la planche.
Il lut le mot sans en perdre une ligne, et des larmes perlèrent, coulant sur ses joues et mouillant le papier. Un instant, il ferma les yeux pour réfléchir; puis il déchira le bout de papier. Il s'était mis sur son séant pour lire. Il s'allongea de nouveau. Moi aussi, je pleurais. Je pouvais voir qu'il souffrait atrocement. Si j'étais peintre, il me serait encore facile aujourd'hui de fixer toute la scène, tant elle vit toujours dans mon esprit.
Ces perles de douleur et d'amour purifièrent mon coeur, le lavant du péché. Il faut avoir connu pareil amour pour en connaître l'exacte qualité.»


«J'ai dit que Bâlâsoundaram était entré dans mon bureau, tenant sa coiffure à la main. Ce détail avait quelque chose de singulièrement pathétique - autre preuve de l'humiliation où l'on nous tenait. J'ai déjà relaté l'anecdote du turban que j'avais dû ôter. On avait imposé à tous les travailleurs contractuels, comme à tous les étrangers d'origine indienne, l'habitude de retirer leur coiffure, lorsqu'ils se trouvaient en présence d'un européen - que cette coiffure fût une casquette, un turban ou une écharpe enroulée autour de la tête. Aucun salut, fût-ce les deux bras levés, n'était jugé suffisant. Bâlâsoundaram s'était imaginé qu'il devait sacrifier à cette coutume, même devant moi. C'était la première fois que pareille chose m'arrivait. J'en éprouvai de l'humiliation et le priai de renouai son écharpe. Ce qu'il fit, non sans une certaine hésitation. Mais je n'en vis pas moins son visage s'éclairer de joie.»


«A la fin, elle me lança un défi : elle me dit que même moi, je serais incapable de renoncer à ces aliments, me conseillât-on de le faire. Je fus à la fois peiné et ravi - ravi de cette occasion de lui montrer tout l'amour que je lui portais.
- Vous vous trompez, lui dis-je. Si j'étais souffrant et si le docteur me conseillait de renoncer à ces aliments comme à d'autres, je n'hésiterais pas une seconde. Mais tenez ! - sans même l'avis d'un médecin je renonce au sel et aux légumineuses pour toute une année, que vous en fassiez autant ou non.
Cette réponse la bouleversa terriblement et elle se récria, pleine de chagrin :
- Pardonnez-moi, je vous en supplie. Vous connaissant, je n'aurais pas dû vous provoquer. Je promets de m'abstenir de ces aliments; mais pour l'amour du Ciel, reprenez votre voeu. Vous me feriez trop de peine.»


♥♥♥♥


C'est vraiment merveilleux de lire la vie de Gandhi avec ses propres mots. Après l'avoir terminé, je ne peux qu'admirer encore plus cet homme qui fit l'indépendance de l'Inde. Malgré le fait qu'il dise qu'il ne soit qu'un homme parmi tant d'autres, je ne peux pas croire qu'il ait été n'importe qui.
Monsieur Gandhi, je vous admire.

. A . L I R E .

# Posté le mardi 21 août 2007 09:49

Modifié le mercredi 29 août 2007 10:20

o_o Victimisation o_o

Soumettons-nous à cette règle... ^^'

7 choses à faire avant de mourir...
- en faire plus de 7 !
- lire
- écrire
- rire
- m'amuser
- profiter
- découvrir
[...] on peut pas en mettre plus ? :[

7 choses que tu sais bien faire...
- lire (ahem, pas dur on va dire)
- enquiquiner (idem)
- rire
- faire rire (enfin, à mon avis :D)
- penser
- organiser
- regarder
[...] 7 c'est trop peu !

7 célébrités que tu admires...
- *think*
- euuuuuh
- Gandhi (et niak ! Je l'aurais mis hein ! =))
- Tous ceux qui ont réalisé des chefs-d'oeuvres
- Tous ceux qui ont réalisé de grandes choses
- Tous ceux qui ont sauvé des gens
- De toute façon, être célébre c'est subjectif, non ?

7 phrases que tu dis souvent...
- F**k (spécialité cet été et seulement entre amis :s)
- Merde/Shit/Zut
- Quoi ?
- grgrhmhhhff (grognement significatif)
- Naaaaaaaaan
- en fait c'est pas des phrases c'est des mots -_-"
- et pis je change souvent de vocab' donc...

7 groupes, chanteurs, que tu aimes...
- Pas facile tout ça. J'aime tout plein de trucs. Ca change souvent.
- J'mets ce que j'écoute en ce moment :D
- Air
- U2
- Thomas Fersen
- BO de Véronica Mars
- Sarah McLachlan
[...]

7 blogs que tu victimises...
- devoreuse2livres iCi
- bordellecture iCi
- mesbolivres iCi
- top-books iCi
- de-mots-en-mots iCi
- mabiblio41 iCi
- etoile-2-lune iCi
Désolé si vous l'avez déjà été... :s J'ai essayé de mettre ceux qui avaient échappé mais... pas facile facile !

# Posté le mardi 21 août 2007 09:52

Modifié le mercredi 22 août 2007 14:13